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    Cacao sans déforestation : Le projet PROMIRE prépare sa dernière ligne droite avant mai 2027

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    By Christian Aka on septembre 11, 2026 Actu DD

    Le Comité de pilotage du projet « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » (PROMIRE) a tenu sa première réunion statutaire de l’année, le mardi 8 septembre 2026, à la Riviera 4, à Abidjan.

    La rencontre a réuni plusieurs institutions et acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet, notamment le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, la Fao, la Sodefor, l’Anader, l’Afor, le Conseil du café-cacao, les conseils régionaux des trois zones concernées (La Mé, l’Agnéby-Tiassa et le Sud-Comoé), ainsi que la société civile et le secteur privé, représenté notamment par la World Cocoa Foundation et la Spib.

    Cette mobilisation témoigne de l’importance des enjeux liés à la dernière phase du projet, dont l’échéance a été prorogée jusqu’en mai 2027.

    Un projet ancré dans l’engagement climatique de la Côte d’Ivoire

    PROMIRE s’inscrit dans l’engagement pris par la Côte d’Ivoire, depuis juin 2011, en faveur du mécanisme international Redd+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts). Le pays s’est notamment fixé pour objectif de restaurer 20 % de sa couverture forestière d’ici à 2030.

    Financé par le Fonds vert pour le climat (Gcf), le projet cible trois régions particulièrement touchées par la déforestation liée à l’expansion des cultures de cacao. Il s’agit de La Mé, l’Agnéby-Tiassa et du Sud-Comoé.

    Le projet ambitionne ainsi de concilier la performance économique de la filière cacao avec la préservation des écosystèmes forestiers, notamment à travers le développement de l’agroforesterie, la promotion d’une agriculture sans déforestation et la gestion durable des ressources naturelles.

    Une rallonge du Fonds vert pour le climat jusqu’en 2027

    Dans son allocution d’ouverture, le représentant de la Fao en Côte d’Ivoire a rappelé que la feuille de route du projet avait été établie en décembre 2025, dans la perspective d’une prolongation de son échéance par le Gcf. Celle-ci était initialement fixée au 18 février 2026.

    La prolongation, désormais actée jusqu’en mai 2027, s’est accompagnée du décaissement des deux dernières tranches de financement.

    Le président du Comité de pilotage, Youssouf Diarra, chef de cabinet au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, a indiqué que, selon les données consolidées par l’équipe de coordination, « plus de 1 260 hectares de terres dégradées ont été restaurés, plus de 3 527 hectares de parcelles de cacao dégradées ont été officiellement convertis en systèmes agroforestiers durables, et l’impact touche désormais directement plus de 5 700 petits producteurs agricoles dans les régions cibles ».

    En avril 2026, une visite conjointe du ministère de l’Environnement, du Gcf et de la Fao a également été effectuée sur les sites du projet dans la région de La Mé. Cette mission a permis, selon la Fao, de constater des « résultats tangibles » ainsi que l’adhésion des producteurs et des bénéficiaires.

    À l’approche de cette dernière phase, l’objectif affiché est clair : faire en sorte que le cacao « zéro déforestation » cesse d’être une exception régionale pour devenir une norme à l’échelle nationale.

    Source : www.fratmat.info

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