Engagés dans la mission 300, une initiative conjointe de la Banque mondiale et de la Bad, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin projettent des progrès substantiels en matière d’accès à l’électricité des populations. Dans ce contexte, la disponibilité du gaz naturel en quantité suffisante, source énergétique de transition prépondérante dans les différents systèmes de production d’électricité, est essentielle.
C’est dans ce cadre que les trois Etats, en partenariat avec la Banque mondiale, ont tenu, hier, à Abidjan, un Sommet régional sur le développement du gaz.
A l’issue des échanges, il ressort que chacun des trois pays a identifié l’importation du gaz naturel liquéfié comme la solution pour combler le déficit. En outre, ils ont convenu de mutualiser leurs efforts et de coopérer dans le cadre de l’importation du gaz naturel pour produire l’électricité. Pour cela, ils ont mis en place un groupe de travail à l’effet d’approfondir cette solution dans un délai d’un mois.
En effet, l’objectif est de saisir l’opportunité qu’offre le groupe de la Banque mondiale pour les accompagner non seulement sur le plan technique mais aussi sur le plan financier. Et ce, pour parvenir à un projet bancable dans un délai qui tient sans cycle de financements en cours de la Banque mondiale.
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa- Coulibaly, a, au nom des trois pays, remercié la Banque mondiale pour cette initiative qui était en quête de solutions de court terme pour répondre aux besoins de gaz naturel pour la production de l’électricité fiable et abordable pour les populations.
Aussi, au nom du gouvernement ivoirien, il a exprimé sa gratitude à l’ensemble des délégations, des experts et des institutions partenaires qui ont contribué à la qualité des échanges.
Le ministre Mamadou Sangafowa- Coulibaly a également rappelé que la Côte d’Ivoire, depuis les années 1990, était un modeste producteur de gaz naturel. « Grâce aux découvertes majeures récentes des gisements Baleine, et surtout Calao, nous avons pu améliorer de manière substantielle nos réserves en matière de gaz naturel. Nous estimons entre 8 et 10 Tcf, l’ensemble des ressources gazières connues dans notre bassin sédimentaire», s’est réjoui le ministre
A l’en croire, l’utilisation de ces ressources gazières pour la production d’électricité pour les besoins domestiques et pour ceux de la sous-région est une priorité absolue du Président de la République, Alassane Ouattara. «Nous avons la possibilité de transformer nos défis en opportunités et de faire du gaz naturel un véritable levier de croissance partagée», a déclaré le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie.
Le ministre délégué, chargé de l’Energie er des Ressources minières du Togo, Robert Koffi Messan Eklo, a indiqué que ces trois pays ont le devoir de collaborer pour aller loin. La collaboration et la coopération sont la base de toute institution solide régionale. « Pour industrialiser nos pays, il ne faut pas seulement avoir de l’énergie moins chère, mais il faut vouloir être le moins cher», a-t-il conseillé.
Edouard Dahomey, représentant José Tonato, ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines du Benin, a félicité la Banque mondiale pour cette initiative. Selon lui, le développement du secteur électrique se fait évidemment en s’appuyant sur les ressources communes que sont les énergies renouvelables. «Depuis de nombreuses années, le Bénin travaille à essayer de sécuriser ses approvisionnements en gaz naturel», a-t-il expliqué.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a souligné que les ambitions de ces trois pays restent fortes en termes de croissance économique, qui doit être inclusive, forte et durable.
Source : www.fratmat.info
