Le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a plaidé le jeudi 11 septembre 2025 à Abidjan, en faveur du développement d’une bioéconomie circulaire reposant sur l’élevage de mouches soldats noires, à l’occasion de l’atelier de clôture du projet BioDAF2.
Ce projet vise à promouvoir une bioéconomie circulaire par la transformation des biodéchets en ressources agricoles.
Placée sous le thème « Bioéconomie circulaire à Abidjan : des déchets organiques à la fourchette », cette rencontre a offert au représentant de la FAO l’opportunité de saluer l’engagement des partenaires techniques et financiers, des autorités publiques, de la société civile ainsi que des acteurs du secteur privé, qui ont œuvré pour le succès de cette initiative innovante.
M. Nyemah a mis en exergue le rôle crucial de l’agence onusienne dans l’innovation et la diffusion de solutions adaptées aux défis agricoles et alimentaires auxquels l’Afrique est confrontée. Il a notamment souligné les mérites du modèle décentralisé BioDAF2, qui permet de transformer les agriculteurs locaux en « producteurs d’insectes » et en entrepreneurs autonomes, tout en générant des opportunités d’emploi pour les femmes et les jeunes, et en contribuant à la sécurité alimentaire.
« En exploitant le potentiel des larves de mouches soldats noires, nous transformons ce qui constituait autrefois un problème – les biodéchets – en une solution génératrice de valeur. En seulement quatorze jours, nous obtenons des biofertilisants pour régénérer nos sols ainsi qu’une source de protéines destinée à l’alimentation animale », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs souligné l’importance d’intégrer le secteur privé dans cette dynamique et d’étendre cette filière à l’ensemble du territoire ivoirien ainsi qu’à la sous-région.
Le représentant de la FAO a encouragé les participants à engager des échanges constructifs afin de faire de cette filière un pilier de l’employabilité des jeunes et des femmes, un outil de gestion durable des déchets pour les collectivités locales, et un levier de croissance pour le secteur de l’élevage.
Procédant à l’ouverture de l’atelier, au nom du ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, le directeur de cabinet, Parfait Kouadio, a pour sa part souligné que l’économie circulaire représente une opportunité majeure pour réduire la pression exercée sur les ressources naturelles, tout en créant des emplois décents pour les femmes et les jeunes en Côte d’Ivoire.
Il a également rappelé que cette approche contribue à renforcer la sécurité alimentaire et énergétique, tout en améliorant le cadre de vie aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.
Source : www.aip.ci
