Organisé par la Banque mondiale en collaboration avec l’Initiative Carbone pour le Développement (Ci-Dev) et le Fonds pour le Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF), cet événement a réuni des experts, des représentants gouvernementaux et des partenaires techniques de plusieurs pays africains.
La Côte d’Ivoire, plaque tournante du marché carbone
Monsieur Parfait Kouadio, Directeur de cabinet du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, a ouvert l’atelier en soulignant l’engagement de la Côte d’Ivoire à devenir un leader régional dans le marché carbone. « La Côte d’Ivoire souhaite désormais devenir la plaque tournante du marché carbone en Afrique », a-t-il déclaré. Cet atelier répond à une série d’initiatives visant à renforcer les capacités des pays africains à participer activement au marché international du carbone, conformément à l’Article 6 de l’Accord de Paris.
La coopération Sud-Sud, un levier essentiel
Les principaux objectifs de cet atelier étaient : –Renforcer les capacités des participants pour la mise en œuvre et la gouvernance des Bureaux du Marché Carbone (BMC) afin de faciliter les transactions carbone. -Identifier les obstacles à l’opérationnalisation de l’Article 6 et proposer des stratégies pratiques pour les surmonter.
Il s’agira aussi de Tirer les leçons des expériences des pays en matière de REDD+ pour améliorer l’accès aux paiements basés sur les résultats. –Favoriser les partenariats régionaux pour accélérer les objectifs climatiques communs.
M. Kouadio a salué l’approche de coopération Sud-Sud, qui permet aux pays partageant des conditions climatiques, économiques et sociales similaires d’échanger des bonnes pratiques et de mutualiser leurs ressources. « Cette approche est idéale pour la réplication de solutions innovantes à l’échelle régionale », a-t-il affirmé.
La Côte d’Ivoire, un modèle à suivre
La Côte d’Ivoire a partagé son expérience en matière de préparation au marché carbone, notamment à travers la création du Bureau du Marché Carbone en août 2024 et l’adoption d’un cadre réglementaire robuste. « Nous sommes heureux de partager notre expérience avec nos partenaires et pays frères », a déclaré M. Kouadio.
L’atelier va permettre aux participants d’échanger des idées et des expériences sur des sujets clés tels que les stratégies de l’Article 6, les transactions carbones et les ajustements correspondants, ainsi que les efforts de préparation à la REDD+.
Tony Verheijen, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, a souligné l’importance de cet atelier : « Ces échanges sont essentiels pour aligner nos efforts et mutualiser nos ressources en vue d’une action climatique plus efficace et inclusive ».
Cet atelier engagera une nouvelle dynamique dans la collaboration régionale pour le développement du marché carbone en Afrique. Les recommandations issues des travaux devraient permettre aux pays participants de renforcer leurs capacités et de mieux s’intégrer dans le marché international du carbone, contribuant ainsi à la lutte contre les changements climatiques.
Source : www.linfodrome.com
