Placée sous le thème « Servons la nature avec un cœur pur et reconnaissant », cette édition s’est tenue du 18 au 25 juillet 2026 avec le soutien des autorités nationales. Elle a été parrainée par le ministre conseiller à la Présidence et président du Conseil régional du Worodougou, Bouaké Fofana, et coprésidée par le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, ainsi que le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba.
Plus de 35 000 plants mis en terre
Lors de la cérémonie de clôture, le vice-président de la Fondation Cœur Vert, Ody-Marc Duclos, a annoncé que 35 236 arbres ont été plantés dans la forêt classée de Kani Bandama-Rouge, à Kani. Ces plantations comprennent 21 000 baobabs, 7 047 gmelinas, 5 075 cédrelas et 2 114 tecks, des espèces choisies pour leur bonne adaptation aux conditions écologiques de la région.
« Reboiser, ici et maintenant, c’est construire un rempart vivant contre ces menaces environnementales »
Au total, 213 participants ont été mobilisés, dont 163 bénévoles venus de plusieurs pays d’Europe et d’Afrique, ainsi qu’une cinquantaine de membres de l’Association des jeunes de Kani. Selon Ody-Marc Duclos, ces résultats traduisent un engagement fort sur le terrain. « Derrière chacun de ces chiffres, il y a des mains qui ont creusé, des fronts qui ont transpiré et des cœurs qui ont cru en un avenir plus vert pour le Worodougou » a t-il affirmé.
Un appel à la protection des plantations
La cérémonie de clôture a réuni plusieurs autorités administratives, notamment le préfet du département de Kani, Brou Paul, le sous-préfet Stéphane Domauraud, le directeur général du Conseil régional du Worodougou, Ouattara Ibrahim, ainsi que divers responsables locaux et représentants des collectivités territoriales. Tous ont salué l’engagement des bénévoles et l’implication active de la jeunesse de Kani, mobilisée aux côtés des volontaires internationaux tout au long du camp.
Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans une réponse urgente face à la dégradation des écosystèmes dans le nord de la Côte d’Ivoire, confronté à la désertification, à la savanisation, aux feux de brousse et à l’appauvrissement des sols. « Reboiser, ici et maintenant, c’est construire un rempart vivant contre ces menaces environnementales », a rappelé le vice-président de la Fondation Cœur Vert.
Aussi, la Fondation Cœur Vert a appelé les autorités administratives, les services techniques et les populations à assurer un suivi rigoureux des plantations afin de garantir leur survie. Face aux risques liés aux feux de brousse, à la divagation du bétail et à la transhumance, les organisateurs recommandent un entretien régulier des sites reboisés, incluant l’arrosage, la protection des plants et le remplacement des sujets non viables. « Un arbre planté n’est une victoire que s’il grandit durablement », a insisté M. Duclos.
La cérémonie s’est achevée par une photo de famille réunissant autorités, partenaires, bénévoles internationaux et jeunes de Kani, symbole de leur engagement commun pour la restauration du couvert forestier et la lutte contre les effets du changement climatique en Côte d’Ivoire.
Source : www.linfodrome.com
