La commune de Napié, au nord de la Côte d’Ivoire (région du Poro) a abrité la cérémonie officielle de célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sècheresse couplée de la journée climat et monde paysan sous le thème « restaurer les terres, libérer les opportunités ». Au nom du maire, Diarrassouba Issouf, représentant le maire de la commune de Napié, a souhaité la bienvenue aux délégations des officielles avant de révéler les conséquences de la sècheresse sur le rendement agricole des paysans de la région.
C’est pour cela que l’Union Européenne a pris des initiatives pour protéger les terres et les ressources en eau
Le chef de projet Transition Bas Carbone chez Expertise France Guillaume Vermeleun, a affirmé que la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse est bien plus qu’un symbole. « Notre eau, notre climat sont les piliers de notre économie, de notre agriculture qui repose sur des qualités fragiles. Les eaux se font de plus en plus rares. C’est pour cela que l’Union Européenne a pris des initiatives pour protéger les terres et les ressources en eau. Ce projet vise à accompagner le gouvernement dans la politique d’adaptation et d’atténuation.
La lutte contre les changements climatiques et la désertification est une urgence. C’est pour cela que l’Union européenne à travers le projet Transition Bas Carbone mis en œuvre par Expertise France s’engage aux côtés de la Côte d’Ivoire.
Quant au Directeur de cabinet adjoint du ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, Dr Elisée Napari Yéo, il a adressé un important message aux populations au ministre Jaques Konan Assahoré. « Le thème de cette année est évocateur au regard du contexte actuel. Cela nous nous pousse à plus réfléchir et poser les actions qu’il faut car chaque année, c’est plus de 100 millions de de terre que nous dégradons par nos activités. Nous avons encore le pouvoir de donner vie à nos terres. Nous pouvons passer de sécheresse à la restauration » a-t-il déclaré.
Restauration d’1,5 milliards de terres dégradées d’ici 2030
a s’est assignée pour mission, la restauration d’1,5 milliards de terres dégradées d’ici 2030. Il a par ailleurs indiqué qu’investir dans la restauration des terres seront bénéfique à tout point de vue. « Investir dans la restauration des sols accroit la sécurité alimentaire et renforce la résilience économique. Il est temps de transformer les intentions en actions » a conclu le directeur de cabinet adjoint.
Cette cérémonie a pris fin par une exposition du savoir-faire des acteurs locaux engagés dans la lutte contre la désertification, la sècheresse, le climat et l’environnement. Ils sont reçu le soutien du ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique.
Source : www.linfodrome.com
