Cet atelier s’inscrit pleinement dans les objectifs du Plan National de Développement (PND 2021-2025) ainsi que dans la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) de la Côte d’Ivoire. Le pays ambitionne en effet de porter la part des énergies renouvelables à 45 % dans son mix énergétique d’ici à 2030. Pour y parvenir, il devient indispensable d’harmoniser les pratiques et de structurer un secteur encore marqué par de nombreuses irrégularités.
L’importance de ces nouveaux outils
Prenant la parole au cours de la cérémonie, le directeur de la maitrise de l’Energie, Siriki Gnigbognima, représentant le directeur général de l’Énergie, Ehouman Kalifa, a souligné l’importance de ces nouveaux outils. « À travers les deux manuels techniques dévoilés, l’un dédié à l’installation, l’autre à l’opération et la maintenance, le gouvernement veut mettre fin aux pratiques hétérogènes et aux installations de fortune », a-t-il déclaré. Ces guides visent à instaurer des standards adaptés au contexte national, garantissant la sécurité, la performance et la durabilité des installations solaires.
Siriki Gnigbognima a précisé que ces documents ont été conçus pour être à la fois pratiques, accessibles et conformes aux normes internationales. Leur adoption rigoureuse par les professionnels du secteur contribuera à améliorer la qualité des installations, à renforcer la confiance des utilisateurs et à attirer davantage d’investissements. « Elles aideront également à créer un écosystème vertueux, générateur d’emplois durables et de croissance verte », a-t-il ajouté.
Elle a rappelé que l’étude préalable menée dans le pays avait mis en lumière des installations souvent défectueuses, des équipements inadaptés et un manque de standards techniques
Du côté de la GIZ, Anja Spoeri a salué le processus collaboratif qui a permis d’élaborer ces guides en partenariat avec Planair et l’Institut National de l’Énergie Solaire (INES). Elle a rappelé que l’étude préalable menée dans le pays avait mis en lumière des installations souvent défectueuses, des équipements inadaptés et un manque de standards techniques. « La qualité est un objectif politique », a-t-elle affirmé, insistant sur l’impact positif que ces référentiels auront sur la professionnalisation du secteur solaire.
Une transition énergétique solide, inclusive et tournée vers l’avenir
En structurant ainsi le développement des systèmes photovoltaïques, la Côte d’Ivoire démontre sa volonté de bâtir une transition énergétique solide, inclusive et tournée vers l’avenir. La mise à disposition de ces guides marque un tournant : les installateurs, bureaux d’études et fournisseurs disposent désormais d’un socle technique fiable pour encadrer leur activité.
Cette initiative témoigne aussi de l’importance d’une synergie entre les acteurs publics, privés et internationaux. Ensemble, ils jettent les bases d’un secteur solaire performant, capable de répondre aux défis énergétiques et climatiques actuels tout en stimulant le développement économique national.
Source : www.linfodrome.com/economie
