L’un des projets phares du gouvernement ivoirien est la construction d’une usine d’eau potable exploitant la lagune Aghien, la plus grande réserve d’eau douce du pays, située à l’est d’Abidjan. Cette usine, d’une capacité de production de 150 000 m³ par jour, représente un investissement de 22,3 milliards FCFA. Elle vise à fournir une alimentation en eau durable et de qualité aux populations du District autonome d’Abidjan, notamment dans les communes de Cocody, Bingerville, Abobo, Yopougon et le Plateau.
Des détails du projet
En plus de l’usine, le projet comprend la réalisation de 21,6 km de canalisations pour l’adduction et la distribution de l’eau potable, ainsi que la construction de trois lignes électriques de moyenne tension sur 17,5 km pour relier la station de traitement au réseau national.
L’annonce de ce projet lors du Conseil des ministres du 12 juin 2024 s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer l’approvisionnement en eau potable. Par exemple, la station de traitement de la Mé à Kongofon, inaugurée le 16 juin 2023, illustre cette volonté de modernisation. Avec une capacité de production de 240 000 m³ par jour, cette station est essentielle pour répondre aux besoins croissants d’Abidjan et de ses environs.
La construction d’un château d’eau à Abobo-Avocatier, d’une capacité de 5 000 m³ par heure, est destinée à soulager les résidents de cette commune
De plus, la construction d’un château d’eau à Abobo-Avocatier, d’une capacité de 5 000 m³ par heure, est destinée à soulager les résidents de cette commune en fournissant de l’eau à environ 50% de la population locale.
Les investissements ne se limitent pas à Abidjan. Dans les départements de Toumodi et d’Oumé, des projets hydrauliques d’un montant total de 100 milliards FCFA ont été lancés pour mettre fin aux pénuries d’eau dans le district autonome des Lacs. D’autres localités, telles que Koyékro, Yocoboué et Lataha, ont également bénéficié de ces améliorations. Par exemple, la réhabilitation du système d’alimentation en eau potable à Yocoboué en 2018 a mis fin à un calvaire qui durait depuis 34 ans.
La vallée du Bandama
Dans la vallée du Bandama, le projet de Renforcement de l’Alimentation en Eau Potable de Bouaké et des localités environnantes a été crucial pour surmonter les défis posés par une période de grande sécheresse. Les travaux à Katiola, d’un coût de 18,3 milliards FCFA, visent à répondre aux besoins en eau potable des populations locales jusqu’en 2040. En attendant, des mesures provisoires ont été mises en place pour fournir de l’eau à plusieurs villages environnants.
Le projet des 12 villes, financé par Eximbank Chine, est une autre initiative majeure visant à améliorer l’accès à l’eau potable. Avec un budget global de 170,250 milliards FCFA, ce projet couvre les villes de Bouaflé, Boundiali, Daloa, Divo, Grand-Lahou, Katiola, Mankono, Odienné, Sassandra, Séguéla, Touba et Tanda. Ces réalisations sont essentielles pour atteindre les objectifs ambitieux du programme Vision 2030 du Président de la République, qui vise un taux d’accès à l’eau de 95% en 2025 et de 100% en 2030.
Les efforts soutenus du gouvernement ivoirien pour améliorer l’accès à l’eau potable portent leurs fruits. Les projets de production, de transport et de fourniture d’eau, tant dans le district d’Abidjan que dans les villes de l’intérieur, contribuent à transformer la vie des populations. En atteignant un taux de couverture en hydraulique urbaine de 78% en 2024, la Côte d’Ivoire se rapproche de son objectif ultime : garantir un accès universel à l’eau potable d’ici 2030, conformément à la vision d’une « Côte d’Ivoire solidaire ».
Source : Cicg
